Dites-moi, dites-moi que je peux encore rêver. Dites-moi que j'ai réussi à sortir de l'abyme, que je ne me suis pas noyée. Dites-moi que l'air que je respire n'est pas ce terrible espoir, que mon coeur ne va encore crier. J'ai passé les épreuves, je suis ressortie vivante, pas indemme mais vivante, je mérite le repos.
Je veux pouvoir choisir, être victorieuse - enfin ! - . Ils ne sont pas tous heureux, ils n'ont pas tous le sourire, chacun ses joies, chacun ses malheurs, et moi le mien. Laissez-moi me lamenter en paix, pourquoi n'en aurais-je pas le droit moi aussi ?
Tant que ce n'est pas fini, ce n'est pas fini.